Cuzco

Le Tandemotion Pérou 1 Comment

J’arrive à Cuzco en bus, au petit matin. Il est 5:30 et je croise d’autres touristes qui sortent du bus avec tout autant d’élan que moi : les yeux à moitiés fermés et avec une grande faim. On prend tous ensemble un café / sandwich (petit dej d’ici) à la gare routière. Anglais, Italien, Français, chacun a ses plans pour la suite, mais pour la plupart, l’idée est de quitter la ville rapidement (pour faire le rituel/retraite chaman de l’ « Ayahuasca »). Pour ma part, je vais me rendre à l’association Qosqo Maki pour les prochains jours.

Qosqo Maki est une association qui accueille les jeunes de la rue pour la nuit ou plus. Ils proposent accompagnement et formation des jeunes pour un avenir plus construit et plus serein. C’est vraiment le type de structure que je voulais découvrir !!! L’asso est aussi un hôtel solidaire et permet aux touristes de connaître le projet, d’échanger et de vivre quelques jours au sein de cette belle structure en plein cœur historique de la ville.

 

La ville est magnifique. A taille humaine, on sens qu’il y a une ambiance particulière, accueillante. Les petites ruelles m’amènent à des rues pavées, puis de splendides places tout en pierre et un horizon montagneux …Waow !

J’arrive à l’entrée de Qosqo Maki, il est 6:30. C’est Isabelle qui m’ouvre. Elle me propose une chambre au rez de chaussée pour y garder ma bici en sécurité.

Qosqo Maki m’impressionne. J’ai pu discuter avec l’équipe, rencontrer et jouer avec les jeunes. C’est une asso qui navigue quelque peu à contre courant et se bat pour exister car ici il n’existe pas de formation de système social, d’éducateur, d’animateur, travailleurs sociaux. Malgré tout, c’est une quinzaine de jeunes en rupture de liens familiaux, en moyenne, qui viennent chaque nuit trouver refuge et sécurité, à l’association. Ceux sont aussi des familles du quartier qui viennent jouer aux jeux de société, lire, discuter en fin de journée à la bibliothèque. C’est un réel lieu d’échange, de partage et de plaisir. Pour une population qui travaille 48 heures/semaine, dont les enfants sont souvent sur le lieu de travail des parents, c’est une bulle d’air, un petit temps de répit pour tout le monde. Cette petite vie quotidienne semble porter ses fruits car la salle est comble ! Les volontaires étrangers ou locaux y sont aussi les bienvenus.

Dans la journée de mon arrivée, j’envoie un petit message à Helen, une voyageuse suisse avec son compagnon Flo, qui devraient être à Cusco eux aussi. Ils sont tous les deux fous de parapente et m’avaient proposer de voler un jour avec eux. Le rdv pour se fixe au lendemain! Trop excitée, je vais voler !!!!

Je pars avec Helen, Flo et Patrick, notre guide. C’est avec lui que j’ai volé en biplace : 17 km, 20 minutes, 4900 mètres d’altitude max, et une bonne Cusqueña à l’arrivée … un perfekto !!! Merci l’équipe, on a tous terminé chez Patrick en improvisant un bœuf bourguignon 😉 Sacré journée !

Est ce que je pars au Machu Pichu avec mes propres moyens (en l’occurrence à pied) ou je réserve un trek avec une agence ? Ici tout fonctionne pas agence, tout est pris en charge (enfin plus ou moins selon l’agence) : alimentation, hébergement, guide … c’est le mode « tranquille »

Après avoir fait le tour de la question, je décide de réserver un trek : je ne porte pas mon sac et je peux manger chaud sans avoir à préparer … c’est cool.

 

Je pars donc le samedi 5 mai pour 4 jours de trek « Salkantay trek »

Irvin est notre guide. Nous sommes 12 avec une bonne moitié de français et une petite moitié d’anglophones. J’avais peur que le groupe ne soit pas convivial mais j’ai bien fait de tenter. Karla, une chef cuisto mexicaine, a fait pleinement partie de mon périple : c’était ma binôme, le sourire au lèvres et un rythme de marche impressionnant, c’est aussi une nana qu’on pourra peut être revoir en France 😉

C’est pas toujours facile d’être aussi nombreux. Certains ne parlent que français, d’autres que espagnol, ou anglais. L’avantage c’est que c’est un bel exercice de langues.

Côté chemin, paysage… difficile à exprimer…Magnifique et magique !!!!

Le premier jour nous nous sommes rendu au Salkantay lake, lac au pied de l’impressionnante montagne de Salkantay.

Cette montagne est les troisième la plus haute d’Amérique du sud avec 6271 mètres d’altitude.

Cette partie a était la plus « difficile » car elle grimpe pas mal. Ceci dit, après l’Aconcagua et Huayna Potosi … c’est easy 😉

Arrivés au Paso Salkantay, Irvin nous explique les rituels qu’avaient les quechuas. Il est lui même quechua et c’est passionnant de l’écouter. Les autochtones avaient déjà compris l’importance de l’équilibre. Par exemple, en ayant foi en la Pacha Mama, tu reconnais avoir foi aux 4 éléments qui constituent le paysage ici, qui constituent la nourriture et le bien être. Tu reconnais n’être qu’un humain dans un monde riche et puissant de sa nature.

Les quechuas utilisaient beaucoup de plantes pour se soigner ou se protéger. Par exemple : la plante Lupinos qui sert à renforcer les défenses immunitaires ou la Mío Mio qui est la crème solaire de l’époque. Depuis les pharmacies vendent du Colgate et de l’ibuprofène.

C’est un grand plaisir de découvrir tout cela : l’utilisation des plantes au quotidien, comprendre comment ce peuple vivait et vit encore parfois. Je me retrouve bien là.

En passant par une zone subtropicale, de l’autre côté de la vallée, nous nous approchons du village Aguas Calientes. Cette étape est magnifique, pleine de couleurs, de hauteurs, de cascades, de papillons … j’adore ! Il fait chaud. Nous sommes passés d’une ambiance de montagne sous la neige à une ambiance estivale et humide. Il n’y a vraiment pas beaucoup d’habitation par ici. C’est presque 100% nature. C’est beau !

Après une longue journée de marche dans cette vallée et le long de la fameuse voie de chemin de fer, nous arrivons à Agua Calientes. Il est 18:00, la nuit est tombé il y a déjà 30 minutes. Il est temps d’arriver !

Au lendemain, le départ du village est à 4:00. Tout le monde se dirige vers l’entrée du chemin d’accès pour monter. On est déjà plusieurs centaines prêts à grimper ce sentier pour le Machu Pichu. En 45 min j’arrive en haut après les 1628 marches plus ou moins grandes, plus ou moins aériennes, plus ou moins présentes 🙂

Encore une fois il y a un monde fou. Les portes d’entrée n’ouvrent qu’à 6:00. On attend un peu avec une partie du groupe que j’ai retrouvé.

 

Puis nous arrivons sur le site … cet impressionnant site de village quechua, de lieu de culte et d’offrandes, d’architectures épatantes et d’astronomie.

Je vous laisse en images …

 

Au retour de ce trek mémorable, j’ai l’envie de repartir pour la montagne des 14 couleurs, pour le trek dans la jungle, pour faire du rafting, du vélo, de la grimpe … Il y a tant de choses possibles…

La ville m’a séduite, j’ai beaucoup aimé la convivialité et la sympathie de cusquenos et la nature qui entoure cette cité est tellement riche … Waow! J’ai qu’une envie c’est de revenir !

Malheureusement je dois prévoir la suite … et je la prévois … en bus jusqu’à Lima. J’ai de la peine à prendre mon billet car j’aurai tout de même bien aimé terminer le voyage en vélo … Mais il reste quand même 1100 km.

Partie remise !

 

Comments 1

  1. Gracias por visitar a Perú estoy agradecido de viví en aquí y tener esta cultura tan milenaria y expresarlo a los turistas que tengo con la energía que tengo y que tendré ciempre machupicchu un lugar de misterios y enigmas de esta ciudad milenaria gracias a todos por confiar en nosotros saludos a todos y buena energía.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.